Un bon programme pour commencer l’année

Alors oui, me voilà en Guadeloupe depuis le 23 décembre, et pour six semaines !!! C’est l’occasion de découvrir l’hôpital où je suis née, la ville où j’ai fait mes premiers pas… Le rythme est à l’antillaise : TRES cool. Je passe des grandes surfaces des USA ouvertes 24h/24h (!!!!) à la poste du village qui ferme à midi le mercredi, 15h le jeudi… Une logique là-dedans ?! Il ne faut pas être pressé puis c’est tout. Et ça tombe bien, j’ai tout mon temps. Puis histoires de finaliser le tableau pour bien comprendre le quotidien d’une île : grève d’essence et coupure d’eau !! Bon heureusement, il paraît que la misère est moins pénible au soleil !! Dans tous ça, mes parents m’ont quand même drivé à travers de jolies et intéressantes visites, notamment :

  • Entre baignade et randonnée : ici, les musées, ce sont la nature. La Guadeloupe offre une air de jeu naturel extraordinaire. Après 5 mois dans le désert d’Arizona, j’apprécie d’autant plus la forêt tropicale luxuriante et les randonnées qu’elle offre, les plages bordées de cocotiers, le sable noir volcanique, l’eau turquoise regorgeant de vie etc. Puis une randonnée et une baignade par jour… Ça maintient en forme.

  • La plantation de café Vanibel : depuis 1974, la famille Nelson équilibre ses plantations de caféiers avec celle de bananiers qui à leur tour équilibrent celle de vanilliers (qui ont besoin d’être à l’ombre des feuilles des bananiers) et produit environ cinq tonnes par an d’un café artisanal 100% Guadeloupe. Durant la visite, on apprend que les bananes que l’on mange sont toujours femelles (avis aux féministes averties) ; qu’avant de se boire, le café est tout d’abord une cerise inodore qu’il faut ramasser à la main puis fermenter et torréfier ; que la vanille provient d’une orchidée qu’il faut polliniser à la main et qui donne une unique fleur dont la durée de vie est sept heures (on comprends immédiatement le prix sur le marché). Décidément, je me suis vraiment couchée moins bête.

  • La rhumerie Longueteau : la plus ancienne distillerie de l’île encore en activité. On y produit un rhum à 80% !!! Car ici, cette boisson est réellement une institution. NON, le rhum antillais et toute ses dérives de saveurs ne sont pas un mythe. Les installations sont installées directement au milieu de champs de canne à sucre (au plus près de la matière première donc) avec la mer en ligne d’horizon. Ici, rien ne se perd : une fois le sucre pressé, la paille de canne à sucre est utilisée pour la combustion ou comme engrais.

  • Fort Louis-Delgrés : visite passionnante de ce magnifique fort surplombant la côté. C’est l’occasion de faire mes mises à jour sur l’histoire de la Guadeloupe, malheureusement schéma classique mais toujours douloureux. A noter quand même : la Guadeloupe connaît deux abolitions de l’esclavage : la première le 4 février 1794. Après 8 ans de libertés, l’esclavage est rétabli en 1802. Sous le défaite, l’officier Louis-Delgrès se révoltant contre ce retour à l’ordre ancien, se suicide avec 300 de ses fidèles «  vivre libre ou mourir ». Ce n’est que le 27 Avril 1848 que l’esclavage est définitivement aboli. Le passé esclavagiste, et aujourd’hui le tourisme, ne facilitent pas les élans de générosité envers le Blanc.

 

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