Chang Rai et sa province

Itinéraire ici.

Jeudi 27 février: bus (et oui encore) direction Chang Rai. L’attrait principal de la ville est le récent Wat Rong Khun (White Temple), bâtit en 1997. C’est un mélange entre art Bouddhique et contemporain (personnages de Batman, Matrix, Superman y figurent). L’allure de ce temple hors du commun ressemble à une attraction de Disney Land. Clairement atypique, on rigole, ça change, on aime. Le soir, dîner Thaï au night bazaar devant un spectacle de danse et chants traditionnels.

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Vendredi 28 et Samedi 1er: nous louons un scooter et partons à l’aventure, jusqu’à Mae Salong. Une bonne idée? Disons que nous n’avions pas envisagé les routes autant sinueuses et un engin aussi peu puissant. Résultat, j’ai couru derrière le scooter plus souvent qu’à mon tour. N’oublions pas non plus que la conduite est… A gauche!! Anyway, ça en valait tout de même la peine. La route est tout simplement splendide, longeant à tour de rôle rizières et plantations de thé (une des cultures proposées aux fermiers comme alternative à celle de l’opium, éradiquée par une politique agricole de remplacement) . Sa particularité? C’est un village chinois où s’entremêle une population bouddhiste, chrétienne et musulmane. C’est aussi l’opportunité de faire une balade dans les vallées plantées de thé. Le paysage est saisissant.

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Dimanche 2 et Lundi 3: nous décidons de louer les services d’un guide pour réaliser un trek de deux jours et une nuit, seul moyen pour découvrir la région du triangle d’or, là où se rejoignent les frontières du Laos, de la Thaïlande et du Myanmar; appelé ainsi de part l’argent que produisait le trafique d’héroïne que la culture d’opium fournissait. Le prix (un peu élevé) en vaut la chandelle. Nous ne sommes pas déçu. Au programme le jour 1: nous prenons un “long-tail” boat qui nous amène jusqu’à à camp d’éléphants où nous y faisons une petite balade sur leurs dos. Erreur peut-être car nous ne cautionnons pas ce business. Après un bon repas, nous marchons trois heures à travers une forêt de bambous et dormons dans un village Lisu. Le lendemain, nous marchons cette fois cinq heures et passons par des cascades et plusieurs villages de minorités ethniques comme les Akha et les Lahu.

En effet, de nombreuses minorités ethniques vivent toujours dans les montagnes du nord de la Thaïlande. Ils ont leur propre langue, culture, manière de s’habiller et croyances spirituels. Ils sont venus du Tibet, Myanmar, Chine et Laos durant les 200 dernières années. Leurs habitations sont faites de bambous (bien que l’utilisation du béton n’est plus rare), et leur alimentation de ce qu’ils cultivent. Malgré qu’ils soient de plus en plus intégrés à un monde qui bouge à vitesse grand V, leur authenticité et manière de vivre est frappante.

→ Le + : une pause déjeuner remarquable où notre guide nous fait une démo impressionnante de comment cuisiner avec les moyens du bord = le bambou !!!

→ Le – : la manière dont notre guide nous perçoit. Par exemple, il cuisine pour nous mais refuse de partager le repas avec nous et mange nos restes en douce. Il nous explique, après quelque verres de whisky, que les consignes sont claires : faire des randonnées standardisées qui répondent à une demande moyenne. Et lorsque les « fareng » payent un trek, ils sont ok pour dormir dans un village « typique » mais pas forcément partager plus. Difficile de trouver un compromis idéal pour aller à la découverte de ses populations.

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