Frontière Thaïlande / Laos

Mardi 4 Mars : nous quittons donc la ville de Chang Rai.. Par bus (bien sûr), direction la frontière avec le Laos. La dernière édition de notre guide ne mentionne même pas la nouvelle manière de traverser la frontière : par bus sur un pont et non plus par bateau sur le Mekong.  Les infrastructures poussent à vitesse grand V. Nous passons notre première nuit au Laos, à la ville frontalière, Huay Xai, étonnamment cher et peu paisible. Quelques beaux temples cependant avec une vue royale sur le Mekong (ça, ça en jette!!!)

Mercredi 5 Mars : nous passons la journée à traînasser dans les rues de Huay Xai et à surtout apprécier la vue sur le Mekong. Le soir même, nous prenons un bus de nuit direction Luang Prabang.

Le bus au Laos : ça vaut clairement une petite description et un paragraphe à part entière. Le bus est la première expérience qui nous fait vraiment réaliser que nous ne sommes clairement plus en Thaïlande mais dans un pays beaucoup moins développé. Bus sans air climatisé, par 37 degrés à l’extérieur. Quand on quitte le bus, on a l’impression qu’il fait frais dehors !!! Ici, la fonction « transporter des voyageurs » est absolument seconde, et surement un moyen d’amortir davantage le déplacement. La fonction première étant camion de marchandises. Ainsi, nous mettons 15 heures pour parcourir 450 kilomètres. On comprend vite pourquoi : il s’arrête toutes les 15 minutes, pour charger soit du riz (nos gros sacs à dos de voyage se perdent à travers tous les sacs de riz, on se dit que l’on voyage au même endroit mais visiblement pas pour la même chose), des poulets, des caisses de fruits, de légumes, des motos, à l’occasion des gens, qui s’entassent à 3 ou 4 par banquette de 2 ou bien s’assoient par terre ou sur des tabourets dans l’allée centrale. Dès que quelqu’un à envie d’aller aux toilettes, pas de soucis, un autre petit stop au bord de la route. Un petit creux ? La même chanson (avec tous les étalages le long de la route, ce n’est pas un problème). Le bus est déjà plein à craquer mais une camionnette pleine arrive au dernier moment ? Pas un problème, un petit bakchich au conducteur et l’affaire est dans la poche. Ah.. Mais la vraie raison du refus est que le toit n’est pas assez solide pour entasser d’autres marchandises. Pas un problème non plus, un gros bout de bois à l’intérieur du bus coincé entre le sol et le plafond pour soutenir la partie fragilisée (on voit les fissures) fera l’affaire, du moins nous l’espérons… !!! Pas de poubelle?! ce n’est qu’un détail une fois de plus, les bas-côtés sont des déchetteries à ciel ouvert: du trognon de pomme à la bouteille d’eau, tout y passe. J’oublie de préciser l’état des routes… En terre… Pleines de trous… Dans les montagnes. On reste même bloqué 30 minutes car un camion devant nous à glissé dans un fossé et bloque la seule route étroite. Bref, une vraie aventure. Heureusement, nous arrivons à destination, en un seul morceau !! 

Itinéraire ici

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