Dakar and its surroundings

Arrivée dimanche 4 Janvier... A trois heures du matin… Depuis Aalborg, Dakar, ce n’est pas tout près, et porte à porte, c’est 24 heures de voyage. Aalborg → Copenhagen → Paris → Casablanca → Dakar. Angoisse à l’aéroport car ma première demande de visa en ligne avant mon départ a été refusé car mon passeport s’expire dans deux mois (doit être valable au moins trois mois apès le départ)… Bien sûr, plus le temps DU TOUT d’en refaire un nouveau… Qu’à cela ne tienne, je redemande un visa en ligne en mentant sur la date d’expiration de mon passeport et serre les fesses arrivée aux douanes. En même temps, les histoires de renvoies aux frontières, je connais (cf → https://augereaufanny.wordpress.com/2013/08/06/fausse-joie/), je me dis que ça ne peut pas être pire. Et bien merci le Sénégal, ils me tamponnent un visa qui expirent après mon passeport, un grand sourire et je fil. Quel CHOC, je pense qu’il est difficile d’être plus à l’opposé que le Denmark et le Sénégal. Dès l’aéroport, ça grouille, ça gueule… Mais… Ça parle français!! Quelle drôle de sensation d’avoir voyager si loin, de baigner dans une culture radicalement différente mais de toujours entendre sa langue… J’arrive donc 3h après les Drevon qui étaient rentrés passer les vacances de Noël en France… Reum dur timing, surtout avec des petiotes. Du coup pas d’école le lendemain, seul Antoine, courageux, ne peut guère sécher le boulot. 

Arrival Sunday, January 4th … At three o’clock … From Aalborg , Dakar, it is kind of far away and door to door, it is a 24 hours trip. Aalborg → Copenhagen → Paris → Casablanca → Dakar. I do not feel confortable at the airport because when I first asked an on line visa before I left, they refused it because my passport expires in two months (have to be valid at least three months after departure).. Of course , no more time AT ALL to ask for a new one … Fair enough, I ask again an on line visa lying about the expiry date of my passport and I squeeze my cheeks at the border patrol. On the other hand, sending someone home once at the border, I do know this feeling ( cf → https://augereaufanny.wordpress.com/2013/08/06/fausse-joie/) , so I thought that it cannot be worst. Well thanks to Senegal, I receive a stamp on a visa expiring later than my passport itself. a big smile and I bolt. What a SHOCK, I think Denmark and Senegal cannot be more different. As soon at the airport, it is crazy crowded, bawling and brawling … But … Everyone speaks French !! What a strange feeling traveling so far, to be swimming in a radically different culture but still hearing my mother tongue … I arrived 3 hours after the Drevon Team which just returned from France where they spent Christmas … Reum hard timing, especially with kids . So no school the next day , only Antoine, brave , who can hardly skip his work. 


Lundi 5 Janvier 2015: la première semaine se passe donc tranquillement à Dakar, la journée de lundi étant consacrée à rester avec les filles… Faire la sieste en même temps qu’elles, dîner avec Barbara et Antoine puis découvrir leur maison… Grande (loin de dormir sur la canapé d’un inconnu, j’ai même ma propre chambre avec salle de bain)… Ainsi qu’Antoinette et Zeina, qui bossent à plein temps pour Barbara et Antoine puis les 4 vigiles. Bon et bien tout ça, ça fait du monde à la maison mine de… Du coup, il faut s’habituer à avoir quelqu’un qui vous ouvre et ferme la portière, vous aide à porter vos valises, vous fait des plats délicieux, fait le lit tous les matins, ramasse, lave, sèche, repasse et plie le linge sale, nettoie les miettes de la table (ET J’EN PASSE)… Allez, on ne va pas mentir, ça fait drôle les premier jours, puis on s’habitue. On s’habitue aussi aux bonjours Sénégalais: bonjour, ça va? Oui merci, et toi? Oui ça va merci, et ça va? Oui très bien. Et la famille ça va? Oui la famille ça va. Et les enfants ça va? Oui les enfants ça va merci, et toi? Oui ça va merci. Bon, c’est bien. Ça va. Merci. And so on! En tout cas, je suis ravie de retrouver les Drevon, voir combien les filles ont grandi. C’est un peu irréel de les retrouver tant d’années après et ici, au Sénégal. C’est vraiment super!  

Monday, January 5, 2015: I spend the first week chilling in Dakar, time to get use to the Senegalese mood. Monday is dedicated to stay with the girls … Napping at the same time and have dinner with Barbara and Antoine then discover their home .. . A big one (far away from crashing on a couch at a stranger’s place, I even have my own bedroom with bathroom) … As well as Antoinette and Zeina, who are working full time for them as well as 4 guards. Well, that is a lot of people at home all that … So, you have to get used to have someone opening and closing door, helping you with your luggage, make delicious dishes, your bed every morning, picking, washing, drying, ironing and folding your laundry, cleaning crumbs from the table (AND THAT IS NOT IT) … Come on, Im not going to lie to myself, it feels strange the first days and then you get used to it pretty fast. You also have to get used to the Senegalese hellos: hello, how are you? Im good thank you, and you? Yes thanks and you? Yes very well. And your family is ok ? Yes the family is fine. And the kids are all right? Yes children all good, you? Yes fine thank you. Well, that’s good. It’s okay. Thank you. And so on! I am really happy to see the Drevon again and see how much the girls grew up. Its kinda unreal to see them again after so many years and here, in Senegal. That is really great!

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Mardi 6 Janvier 2015: journée off de Barbara. Nous laissons les filles à l’école et café matinal avec les copines. Je suis le moove, découvre les joies des matins avec trois enfants et rencontre toute l’équipe de filles de Barbara… Geneviève et Julie nous accompagnent au marché HLM, LE marché aux tissus: il y en a de toutes les couleurs, de toutes les tailles, de toutes les textures… Puis le plus impressionnant, les ateliers de couture, cachés derrière un réel labyrinthe d’étroits couloirs. Marcher à travers est sincèrement impressionnant. Tel une fourmilière en action, les machines à coudre grondent, les couturiers (souvent pas bien plus haut que trois pommes) s’échangent des mots Wolof. Malheureusement, photos presque impossibles. Ils détestent ça, sont très méfiants et si tu te fais prendre, ils te réclament de l’argent… Déjeuner entre filles le long de la plage, belle vue sur mer… Mais la météo fait des siennes, le ciel est archi bouché. Pendant que Barbara va chercher les petites à l’école, je termine la journée aux mamelles, ces deux collines au milieu d’un paysage très plat. La première mamelle abrite un phare… Aux normes Sénégalaise… C’est-à-dire archi-rudimentaire. Le gardien du phare m’offre une courte visite très intéressante. Puis la seconde mamelle abrite le monument de la Renaissance africaine, cette sculpture haute de 50 mètres ne fait pas l’unanimité… Construite par des ouvriers nord-coréens, Son montage à coûté une fortune et l’ancien président, Wade, touche 35% du profit du ticket d’entrée… On comprend pourquoi cela est loin de faire consensus!!!

Tuesday, January 6, 2015: Barbara’s day off. We drop the girls off at school and tuesday is the day of the morning coffee with friends. I follow the moove, discovering the delights of mornings with three kids and I meet Barbara’s team. Geneviève and Julie come with us to HLM market, THE cloths market: you can find all the colors, sizes, textures … Then the most impressive is all the sewing workshops, hidden behind a real labyrinth of narrow corridors. Walking through is truly impressive. Like an anthill in action, sewing machines are rumbling, fashion designers (often not much bigger than three apples) are exchanging Wolof words. Unfortunately, taking photos is almost impossible. They hate it, are very wary and if you get caught, they ask you for money… Lunch time with girls along the beach with beautiful sea view … But the weather is playing hide-and-seek : the sky is completely clogged. While Barbara is picking the girls up at school, I end up my day at « the teats », these two hills in the middle of a very flat landscape. The first « teat » has a lighthouse … Senegalese standards lighthouse… That is to say super-rudimentary. The lighthouse keeper offers me a very interesting short visit. The second « teat » hosts the African Renaissance monument, this 50 meters high sculpture does not make everyone happy. Built by North Korean workers, its construction cost a fortune and the former president, Wade, keep 35% of the profit from the entrance ticket … We understand why that does not create any consensus !!!

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Mercredi 7 Janvier 2015: je commence la journée par un cours de Pilate avec Barbara… Levée 8:45, départ 8:50, je suis (presque) fraîche comme un gardon pour la leçon. On récupère tout le monde à l’école et on se retrouve autour d’un déjeuner (délicieux, merci les cuisinières). Une bonne mise en jambe avant de démarrer pour une balade au plateau, le cœur historique de Dakar, ancien village de pécheurs et devenue capitale du Sénégal en 1902. Waouh, c’est impressionnant comment ça grouille, c’est très dense et intense… Évidemment, pas évident de se promener là-dedans toute seule. Je me fait alpaguer tous les deux mètres et fini par faire confiance à celui qui me demande en mariage pour la dixième fois et me propose de me guider…. Bien qu’ils peuvent paraître insistant, ils sont sincèrement gentils et accueillants. Ah ben forcément, en compagnie d’un local, la petite Toubab (mot Wolof pour nommer les Blancs) se fait moins solliciter… Au milieu d’un bordel organisé, où la moitié des bâtiments sont en ruines, quelques édifices sont toujours jolis, notamment la cathédrale et la mosquée, l’institut français, la gare ferroviaire, le palais présidentiel, le musée ethnologique Théodore-Monod. Mon nouveau collègue sénégalais me ramène même à bord de sa bécane. Mais punaise… Ça demande sincèrement de l’énergie, quel brouhaha continu, et je ne suis pas encore habituée, le choc des cultures est bien réel!!! Mais cette agitation permanente me fascine. Cette force, cette beauté, ce quotidien me sidère totalement. Puis retour chez Antoine et Barbara, ce havre de paix, loin de la réalité sénégalaise.

Wednesday, January 7, 2015: Barbara bring me with her to her Pilate class… I wake up at 8:45, we leave at 8:50 (I said to Barbara that I’ll be on time…), so I am (almost) fresh like a rose for the class… We pick everyone up from school and we have lunch together (delicious, congrat’s to the chef). A good warm-up before heading to the plateau, the historic heart of Dakar, a former fishing village becoming the capital of Senegal in 1902. Wow, that’s impressive how peaople are everywhere, it is so dense and intense. .. Obviously, it is not an easy task to walk in there alone. After being assailled every two meters, I finally agree to be guided by the tenth guy asking me to marry him. Oh well, with a local, a small Toubab (Wolof word to name white people) definitely can be allright… And beside the fact that they can be quite pushy, they are truly kind and welcoming. In the middle of an organized mess, where half of the buildings is falling into ruin, some buildings are still nice, including the Cathedral and Mosque, the french Institute, the train station, the presidential palace, the Ethnological Museum Théodore Monod. My new Senegalese colleague even drop me off with his broken bike. But honestly … It takes energy, what a permanent hubbub of life, and I’m still not used to it, the clash of cultures and civilizations is inevitable !!! But this 24 hours agitation fascinates me. This force, this beauty, this every day life truly amaze me. Then back at Antoine and Barbara’s, this haven of peace, away from the Senegalese reality.

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Jeudi 8 Janvier 2015: parce qu’on aime bien les contrastes, allons explorer cette petit île au large de Dakar. Passée entre les mains des portugais, des hollandais, des anglais et des français, Gorée est finalement classée par l’Unesco au Patrimoine mondial de l’humanité en 1978. Elle représente le symbole mondial de la traite négrière, même si son rôle est reconnu minime dans l’histoire de l’esclavage. Le malheur des uns fait le bonheur des autres: le tourisme étant en berne (d’autant plus en Janvier), je ne me fais enquiquiner par (presque) personnes, l’île est extrêmement paisible mais surtout magnifique: de petites ruelles en pavés ou terre battue, bordées de maisons colorées dégueulant de bougainvilliers en fleurs. Remarquables efforts de conservation et / ou restauration faits depuis que le site est classé. Très jolie maison des esclaves notamment. Un sincère petit coin de paradis, à 20 minutes en bateau de l’agitation dakaroise. 

Thursday, January 8th, 2015: because we enjoy contrasts, let’s explore this small island off Dakar. First owned by Portuguese, Dutch, English and French, Gorée finally got classified by UNESCO as a World Heritage Humanity in 1978. It represents the worldwide symbol of the slave trade, although its role was recognized minor in the history of slavery. It is therefore a case of one man’s loss being another man’s gain: tourism is at half mast ( especially in January ), (almost) no one come to annoy me, the island is very quiet but especially beautiful : narrow dirt or cobblestone streets, edged with colorful houses and flowering bougainvillea . Amazing conservation and / or restoration efforts have been made since the site is classified. Very nice Slaves house for instance. A truly piece of paradise, 20 minutes by boat from the agitation of Dakar.

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Vendredi 9 Janvier 2015: le premier week-end en “famille” se prépare. Cf poste suivant. Sous les conseils de Barbara, j’ai juste le temps pour un café chez Abdou, à la cabane des surfeurs. Pas de déception, Barbara connaît de toute manière TOUS les bons plans : adresses, personnes :). 

Friday, January 9, 2015: we prepare our first week- end in “family”. See next post. Listening Barbara’s advices, I quickly drop by at “Surfers Shelter” for a cup of coffee at Abdou’s. No disappointment, Barbara knows ALL the good tips anyway: addresses, persons 🙂

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Mardi 13 Janvier 2015: c’est la journée off de Barbara, nous faisons donc concorder nos horaires, et elle m’emmène découvrir l’île de N’gor, 500 m sur 200, sans électricité ni voiture et joliment décorée de mosaïques. Moins bien conservée que Gorée, cela représente tout de même un joli havre de paix (hébergeant d’ailleurs une élite sénégalaise). Pour ne pas succomber à des foules incontrôlables de touristes, N’Gor a préféré rester sans électricité… Remarquable! Alors, en sommes-nous là? A devoir refuser le confort à une population car elle désire garder sa tranquillité?!! 

Tuesday, January 13, 2015: Barbara’s day off, so we coordinate our schedules , and she takes me to discover N’gor island, 500 m by 200, without electricity nor car and beautifully decorated with mosaics. Way less well-preserved than Gorée , it is still a nice haven (hosting a Senegalese elite by the way). Not to be overwhelmed by uncontrollable numerous tourists, N’gor preferred to stay without electricity. Remarkable! But did we really end up here? To refuse the basic needs to a population because it wants to keep its tranquility?!!

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