Barbara Tour, Act I : la différence ??!! Les détails !!!

       Alors oui, ça fait déjà une petite semaine que je suis aux petits oignons : l’intendance est gérée à merveille par Antoinette et Zeina, chaque repas est plus délicieux que le précédent, à chacune de mes expéditions, mon sac est rempli de conseils précieux. Cela peut sembler être des détails, mais c’est clairement ce qui fait la différence : les lingettes posées sur le sac à dos quand je me réveil (plus tard que tout le monde bien sûr), le plan dessiné à la main pour retrouver le chemin de la maison, la moustiquaire portable, le gel pour les mains, les médicaments coupe diarrhée, les tongs, les boules-quies, le coin de rue où il faut pénétrer pour voir un artiste réaliser ses œuvres, le restau bon mais vue moyenne ou bien vue panoramique mais évite les crevettes. J’imagine que ça peut sembler les bases pour certain mais je pense que niveau organisation, Barbara et moi sommes aux deux extrémités d’une parallèle. Et pourtant, jamais elle n’a perdu patience ou parut être désespérée. Alors oui, ça fait la différence, mais ça fait aussi chaud au cœur. Donc jusqu’à là, aux petits oignons… Mais je n’ai encore rien vu, et l’aventure (itinéraire ICI) commence en réalité une fois que la semaine est terminée. Et au Sénégal, on se permet de finir la semaine le vendredi à midi… Là, c’est les Drevons Jet 7eurs. Le 4X4 sept places (nombre d’enfants et état des routes imposent anyway), 18 valises pour deux nuits, petit crissement de pneus, et on démarre, direction la région du Sine-Saloum, cette Amazonie du Sénégal, au confluent des fleuves Sine et Saloum. Classée au Patrimoine mondial par l’Unesco en 2011, cette région est un ensemble de milliers d’îles, canaux et bancs de sable. Comprendre que l’accès ne se fait donc pas par une autoroute deux fois quatre voies… 🙂 .

      So yes, it’s been a week that everyone is taking care of me really well : stewardship is perfectly managed by Antoinette and Zeina, every meal is more delicious than the other one, for each of my expeditions, my bag is full filled with valuable advice. This might sounds like details, but this is clearly what makes the difference: wipes that I find on my backpack when I wake up (later that the whole world of course), hand-drawn map to find my way home, a single mosquito net, hand gel, anti-diarrhea pills, flip flops, earplugs, THE street corner where you should enter to see an artist performing his art, a good restaurant but a so-so view or a panoramic one but avoid shrimps. I guess it might sounds like basics for some of you, but I think about organization, Barbara and I are at the two ends of a parallel. Nevertheless, she never lost her patience or seemed hopeless. So yes, that makes the difference, but it’s also heart-warming. But what I saw so far is nothing and adventures really begin once the week is over . And in Senegal , it is possible to end the week on Friday at noon … Here is the Jet 7 Drevon’s Team. The 4×4 seven seats ( because of the number of kids and the shape of the road, they have to anyway ), 18 suitcases for 2 nights, tires screeches, and lets go towards the Sine- Saloum region, the Brazilian  Amazon of Senegal, at the confluence of Sine and Saloum rivers. A World Heritage Site by UNESCO since 2011, this region is a combination of thousands of islands, channels and sandbanks. So understand that the access is far from being easy… 🙂 .


      Le choix du Barbara Tour : l’île de Mar Lodj. Nous laissons donc la voiture sur le continent, à N’Dangane, là où nous attend le piroguier, direction l’hôtel le Bazouk du Saloum. L’environnement est sincèrement magnifique. Apéro grandiose au bout du ponton suivi d’un délicieux dîner.

      Barbara Tour choice ? Mar Lodj island. So we leave the car on the mainland, in N’Dangane, where the boatman is waiting for us, towards Bazouk du Saloum hotel. Amazing aperitif at the end of a pontoon following by a delicious dinner. The area is truly beautiful.


      Samedi 10 Janvier 2015 : le lendemain, Geneviève et Cédric, un couple d’amis de la Drevon team arrive dans la matinée. Au planning de la journée : découvrir cette petite île (150km², 5 500 habitants)… En charrette, moyen local de locomotion. Quand j’écris charrette, comprendre une planche de bois posée sur quatre roues sans suspension bien sûr. La balade sur le tanne est exceptionnelle. Au soleil couchant, la dernière lueur nous offre une balade bucolique en pirogue pour observer une densité impressionnante d’oiseaux en tout genre. Ici, plus aucune notion du temps.

      Saturday, January 10, 2015: the next day, Genevieve and Cedric, friends of the Drevon team arrive in the morning. The planning of the day : discover this small island (150km², 5500 inhabitants) … On cart, the local public transportation. When I say cart, you should understand a wooden plank resting on four wheels without any suspension of course. The ride on the tan is gorgeous. The sunset gives us a last nice light to enjoy a bucolic boat ride along the river observing an impressive quantity of birds. Here, you do not have any idea of the time anymore, it is wonderful.

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     Dimanche 11 Janvier 2015 : deux équipes, deux 4X4, direction l’île de Fadiouth, surnommée l’île aux coquillages… Car entièrement constituée de coquillages. Ce sont les habitant du premier siècle de notre ère qui ont constitués des buttes artificielles pour maintenir l’île à flot (aujourd’hui des digues en béton remplacent les coquillages et protègent l’île de la montée des eaux). Autre particularité: son cimetière mixte, musulmans et catholiques, entièrement aussi constitué de coquillages. Cette preuve de cohabitation pacifique se fait aussi ressentir lors de la construction de monuments religieux. En effet, les musulmans ont en partie financé la construction de l’église après que les chrétiens aient financé celle de la mosquée. Dernier fait intéressant: les greniers à mil, des garde-manger perchés sur pilotis pour préserver les réserves alimentaires contre les rats mais aussi en cas d’incendies (trois frapperont l’île laissant des dégâts catastrophiques). Le déjeuner est l’occasion de goûter les huîtres sauvages qui poussent sur les branches des mangroves (les palétuviers): délicieuses!

Sur le chemin du retour, la Team Drevon me jette à la réserve Bandia. Boulot et / ou enfants les obligeant à rentrer. Par chance, un groupe s’apprête à partir et je peux me joindre à eux. Super timing, heureusement, car seule, ce n’est pas possible de faire la visite. La réserve n’est pas immense mais me donne quand même la chance de voir des zèbres, des girafes, un rhinocéros… En liberté. Le gros bonus: tous les animaux ont des petits à cette période!! A la fin de la visite, les employés du parc me ramènent jusqu’à la route principale… Où, après quelques minutes d’hésitation… Je fais du stop. Argggg, la taille et l’état de la route, la nuit qui tombe et la vitesse des véhicules me fait sérieusement douter… Pas longtemps! Même pas trente secondes pour que quelqu’un s’arrête, fasse un grand détour et me dépose sur le perron de mon auberge de la Somone, spot à visiter d’après les conseils du Barbara Tour.

      Sunday, January 11, 2015: two teams, two 4X4 towards the island of Fadiouth, called the shellfish island … Because entirely made out of shells. In the first century AD, inhabitants built artificial shellfish mounds to keep the island afloat (nowadays, concrete dams protect the island from the rising waters). Another interesting fact is its mixed cemetery, Muslim and Catholic, also entirely made out of shells. This peaceful coexistence also exists through construction of religious monuments. Indeed, Muslims have partly sponsored the construction of the church after the Christians have done the same for the mosque. Last interesting fact: millet granaries, pantry perched on stilts, to protect the food supply against rats but also in case of fire ( three hit the island leaving catastrophic damages). Lunch is the opportunity to taste wild oysters growing on the branches of mangroves : delicious !

On the way back , the Drevon Team throws me to the Bandia reserve, job and / or kids forcing them to return earlier. Luckily, a group is leaving just when I arrive and so I join them . Great timing because, alone, it is not possible to make the visit. The reserve is not huge but still gives me the chance to see zebras, giraffes, a rhino … Wild . The big bonus : all animals have babies at this time!! At the end of the visit, the employees of the park bring me back to the main road … Where after few minutes of hesitation … I hitchhiked . Argggg , wide and shape of the road, the night falling and the speed of the cars make me seriously doubt … Not long, not even thirty seconds before someone stops, makes a big detour and drop me off right in front of my hostel, in Somone, a place where, according to Barbara Tour, is worth a visit.

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      Lundi 12 Janvier 2015: je commence à comprendre comment les Sénégalais fonctionnent, à gérer l’humour cynique, être à l’aise même seule, et aussi à ne pas toujours dire non et laisser faire les choses. C’est comme cela que je rencontre Matar, un Sénégalais de la Casamance, habitant désormais à la Somone. Il me dégote tout d’abord une pirogue, avec un collègue, qui m’amène faire le tour de la réserve naturelle, entre mangroves et bancs de sable. Ensuite, j’atterris chez une famille 300% Sénégalaise, aidant à préparer le mafé (sauce arachide avec du riz), m’asseyant par terre autour du plat commun et mangeant avec les doigts. Ensuite, vient le thé vert, un processus… Long… Très long…. Le premier est amer comme la mort, le second doux comme la vie et le troisième sucré comme l’amour… Chaque tasse (petit verre type shooter) est transvasé dans l’autre maintes et maintes fois afin de créer de la mousse. Moment sincèrement incroyable, touchant, je me sens bien. Retour à Dakar en bus 42 places, prix défiant évidemment toute concurrence… Confort aussi. Ahah. Mais ça m’éclate complètement. A chaque stop (et dieu sait s’il y en a), une foule de personnes vient proposer trois bricoles à vendre, 3 oranges sur un plateau, 2 sachets de cacahuètes, des beignets… Et les Sénégalais achètent toujours quelques produits, grignotant beaucoup pendant de longs trajets comme ça, et surtout, donnant toujours un peu de leur nourriture à leurs voisins. Alors, quand votre collègue du bus épluche une clémentine, c’est certain que vous allez avoir un morceau. N’est-ce-pas génial ? Pour remettre dans le contexte rapidement, essayez de donner un quartier de clémentine à votre voisin de la ligne 9 direction Trocadéro… Vous risquez d’être accusé d’empoisonnement !!

Monday, January 12, 2015 : I begin to understand how the Senegalese operate, to manage their cynical humor, to be on the same page, comfortable even alone and also, do not always say no and let things happen . That’s how I met Matar , a Senegalese from Casamance, now living in Somone . He first dug me up a canoe , with a colleague bringing us to a tour around the natural reserve, through mangroves and sandbanks. Then, I end up at a 300% Senegalese family’s, helping to cook the mafé ( peanut sauce with rice), sitting on the floor around the common pot and eating with my fingers. Then comes the green tea, a process … Long … Very long …. The first is bitter like death, the second is soft like life and the third is sweet like love. The first cup (small glass like shooter) is transferred to the another one thousand times until there is enough foam. It is sincerely amazing, moving, I feel good. Back in Dakar by bus, 42 seats, an obviously very competitive price … Comfort as well. Haha . But that completely amaze me. Each stop ( and there is crazy a lot), a crowd of people come with three knickknacks for sale: 3 oranges on a plate, 2 bags of peanuts, donuts … And Senegalese always buy few stuff, nibbling a lot during long trips like that, and above all, always sharing a bit of their food with their neighbors. So when your colleague is peeling a tangerine, you can be sure that you’re going to have a piece. Is that not great? To quickly set another context, try to give a tangerine to the one seats next to you in the line 9 stopping to Trocadéro. You may be accused of poisoning !!

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