Berlin – La parole à Cécile

Le temps passe… Voilà déjà plus de deux mois que nous sommes partis… J’avais pourtant promis d’en laisser une trace sur ce blog.

Avec retard donc, l’idée est, à la manière de Georges Perec, un auteur que j’aime tant, d’écrire ici quelques souvenirs…

” Je me souviens ”  / Berlin, du 22 au 28 octobre 2016.

Je me souviens avoir eu envie de partir, par forcément très loin, mais vous savez cette envie de prendre l’air. De prendre un peu de hauteur. De chercher la pointe d’exotisme qui nous manque avec l’arrivée de l’hiver. De chercher d’autres lumières, d’autres couleurs. 

Je me souviens alors de nos premiers échanges : “L’Islande, oh oui, l’Islande” Et puis… “Pourquoi pas la Corse, le Portugal ? Ou encore Londres, Bruxelles ?”

Ca sera finalement Berlin ! Je ne me souviens plus trop pourquoi… mais Zou ! Réservation & co : direction Berlin pour une petite semaine.

Et puis je me souviens de tous ces gens.

Je me souviens de Fanny et Arnaud évidemment.

Je me souviens de nos amis Liza, Heda, Alex, bien sûr.

Je me souviens aussi du mec de l’accueil à l’aéroport et de son cynisme, du serveur mignon au Café-trendy-fancy avant la balade à Tempelhof, du mec aux moustaches incroyables à l’entrée de l’Eglise des souvenirs, de la vendeuse de Currywurtz dans sa petite guérite, d’un groupe de mamies endiablées – par l’ivresse de vivre, par l’ivresse de l’âge, ou l’ivresse tout court ? – lors d’un diner bavarois – d’un groupe de musique typique, atypique, du couple d’italiens sur le chemin du Berghain, de l’Australien à l’entrée du Berghain, du videur méchant à l’entrée du Berghain, du mec au k-way jaune au “Chalet”, de notre hôte Airbnb, de sa coloc malade, de la prof de danse nous initiant au génie de Pina Bausch au Walter Gropius Museum, des japonais affairés derrière leurs fourneaux pour nous servir cette divine soupe, des deux jeunes violonistes lors du concert à la Philharmonie, du serveur du restaurant libanais si fière de nous présenter les délicieuses assiettes en français, du vieux joueur de trompette de la Jam Session mémorable, des vrais-faux soldats à CheckPoint Charlie, de Lily en cuisine pour nous servir de succulents “raviolis allemands“, de la femme à la robe verte trop classe mais qui dansaient bofbof dans une des plus vieille salle de bal de la ville, de Rihanna à fond dans mes oreilles, sélection musicale de l’excellente exposition “Capital, debt territory, utopia ” au Hamburger Bahnhof Museum, de Cate Blanchett méconnaissable dans l’oeuvre de Julian Rosefeldt, de l’adorable petite mamie façonnant avec tant de délicatesse ses raviolis asiat’ au Food Market de Markthalle, des allemands hilares nous prenant en photo, tous les trois endormis sur la banquette d’un bar – du vendeur de kébab ouvert toute la nuit.

Puis, je me souviens vaguement de l’aéroport, mais pas du tout du décollage. Je me souviens ensuite de notre arrivée à Paris, d’être rentrée ravie, fatiguée mais ressourcées par toutes ces rencontres, ces échanges, ces éclats de rire.

Je me souviens d’une ville complexe, aussi belle que laide, aussi chaleureuse et rayonnante que grise et froide, aussi moderne et résolument tournée vers Demain que marquée par un passé ineffaçable.

Je me souviens m’être dit que l’amitié, la rencontre, la curiosité, sont des moteurs de vie inépuisables. Ce séjour, court mais intense, comme cette ville incroyablement vivante et bouillonnante me conforte dans cette idée ! 

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